Parlons Vrai

PLACE AU DÉBAT ÉLECTORAL !

décembre 24, 2025 | by Daniel Delwarde

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N°19

EN BREF:

Les élections municipales auront lieu en mars prochain. Il m’apparait ainsi dorénavant préférable, pour une parfaite compréhension par les citoyens électeurs qui auront à choisir leurs futurs élus, de laisser toute la place au débat (si débat il y a un jour ?) et donc aux débatteurs qui ambitionnent de prendre la responsabilité de la direction de notre commune et ainsi, normalement, du bien-être de ses habitants. Je n’interviendrai donc plus d’ici là que si je le juge véritablement nécessaire.

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LA SITUATION

Dans moins de trois mois, vous voterez pour renouveler votre conseil municipal, acte très important dans la mesure où quelques uns, compétents ou médiocres (ça existe), auront la main sur l’administration de la commune, sur son argent, et donc sur le vôtre, et qu’ils pourront ainsi, soit bien le gérer, soit en faire n’importe quoi, à leur guise, sauf que c’est vous qui finirez par payer. Cela mérite, pour le moins, réflexion avant de déposer un bulletin dans l’urne et ce, d’autant plus, que les conditions sociétales et financières nationales vont, inévitablement, se détériorer dans les années qui viennent.

Alors, y aura t’il un(e) candidat(e) avec assez de charisme et de compétences pour faire face à une telle situation ?Le rêve est permis, il ne coûte rien, lui !

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L’ACTION ANTICIPATRICE

Depuis le printemps 2025, après avoir pris, avec désarroi, conscience que personne d’autre ne le faisait et ne le ferait, je me suis donné, en tant que maire honoraire de cette commune et compte tenu de mon erreur impardonnable dans le choix de mon successeur, le devoir d’informer mes concitoyens sur les réalités patentes de la gestion abracadabrantesque de l’actuelle municipalité. Mon expérience ( 4 mandats successifs, 4 élections gagnées, toutes à chaque fois que j’ai été “tête de liste“, 25 ans au service sans faille de Proville traduits par des résultats incontestables repris dans le n°1 du 6 avril 2025 de ce blog) me le permettait et me le permet toujours à moi qui n’ait aucune “revanche“ à prendre, parce que, depuis mon départ volontaire de la mairie, je me préoccupe journellement tant des affaires de la commune que des évolutions législatives et réglementaires relatives aux collectivités locales.

J’ai, ainsi, ouvert un BLOG, qu’un certain nombre d’entre vous consulte régulièrement aux fins de savoir où en est véritablement notre commune.

Il est toujours préférable de se renseigner auprès d’une source sérieuse et honnête que de s’abreuver de bulletins municipaux indigents, comme d’une presse qui manifeste à souhait ses preuves “d’amitié“ à l’élu en place, sans le moindre souci de son obligation morale de vérifier ses écrits avant leur publication, pas plus que de son devoir d’indépendance, sauf à s’afficher comme un journal d’opinion, ou encore de réseaux asociaux passés maîtres en matière de “fake news“.

POUR AUTANT, IL M’APPARAIT, MAINTENANT, CONVENABLE DE RÉDUIRE TRÈS LARGEMENT, PENDANT UN TEMPS QUI DEVRAIT ÊTRE, ENFIN, CELUI DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE, TOUTE PUBLICATION SUR CE BLOG.

EN EFFET, JE NE SOUTIENS ABSOLUMENT PERSONNE DANS CETTE ÉLECTION (JE N’AI TROUVE AUCUNE RAISON POUR CELA) ET JE NE SOUHAITE, SURTOUT PAS, DONNER D’ARGUMENTS FALLACIEUX A QUI QUE CE SOIT, ET EN PARTICULIER A CEUX QUI VOUDRAIENT TENTER DE REMETTRE EN CAUSE DES INFORMATIONS INCONTESTABLES DESTINÉES A ÉCLAIRER MES CONCITOYENS, A VOUS ÉCLAIRER, SUR LES REALITES DE LA GESTION DE NOTRE COMMUNE DEPUIS MON DÉPART VOLONTAIRE DE LA MAIRIE FIN MAI 2020.

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LA SITUATION PRÉSENTE

Le mandat de l’occupant actuel du bureau du maire, personnage que j’ai, très imprudemment, installé s’achève enfin.

Est arrivé le temps du bilan, que d’ailleurs il n’a pas osé produire au nom de l’équipe sortante dans les délais légaux (voir n°14 du 20 octobre 2025 de ce blog). Pourquoi ? Manque de fond ? Manque de matière ? Aveu d’impuissance ? Évidemment, la propagande distribuée mi décembre n’a pas pu être facturée à la commune, cela aurait été illégal (article L52-1 du Code électoral).

Attachons nous à le faire clairement à sa place. En fait, résumons, au plus court :

1°) On sait, cela a été démontré ( voir n°2 du16 avril 2025 et n°17 du 7 décembre 2025), que la situation financière de la commune s’est considérablement et gravement dégradée depuis 2020, c’est à dire depuis la prise de fonction de l’actuel maire et que sa gestion à l’emporte pièce comme son manque d’entregent vont laisser à la charge des futurs élus une dette importante à régler (affaire de la résidence du Val d’Hermenne, par exemple). Mais qui va payer à terme pour toutes ces erreurs, fruits de l’inconséquence, voire de l’incompétence (voir n°12 du 1er septembre 2025) du locataire de la mairie ?

2°) On sait, cela a été démontré ( voir n°11du 16 juillet 2025), qu’il est fait n’importe quoi dans notre bois Chenu, la richesse historique de notre commune, site que l’ancienne municipalité (1995/2020)s’était acharnée à réhabiliter avec succès après l’horrible coupe à blanc décidée par le nouveau maître à penser de notre bon maire, celui auquel il a dédié une place (la “place du condamné“) et une plaque commémorative (voir n°6, 7, 8, 9, 10 et 15 de ce blog). Cette dernière affaire, qui ne fait vraiment pas honneur à son responsable, est pendante devant le Tribunal Administratif de Lille, que j’ai saisi comme je m’y étais engagé (et moi je n’ai jamais pratiqué le double langage) mais ne sera vraisemblablement pas jugée avant le 15 mars 2026, compte tenu de la lenteur qu’a mis, volontairement Monsieur Coquelle dans la production de ses écritures, écritures qu’il a confiées à un avocat (ça coûte à la commune) alors que j’ai rédigé moi-même (comme tout bon maire devrait savoir le faire) ma propre requête devant la Justice administrative.

3°) On sait qu’en terme de voiries, il n’a été restauré que quelques dizaines de mètres de trottoirs, ici et là, au coup par coup, sans plan d’ensemble, sans la moindre logique géographique, “à la demande“ (il faut bien satisfaire, individuellement, l’électeur, ça peut être utile), mais, par contre, on a su empêcher les provillois de circuler normalement dans la rue principale en la rendant à sens unique sans raison valable, comme dessiner, ici et là, des traits dans la rue Gabriel Péri, dont l’objet relève de la “boboterie“ telle qu’en raffolent les maires des grandes villes (voir n°4 du 20 mai 2025). Pourtant, la réalité c’est que des kilomètres de chaussées et de trottoirs étaient à réhabiliter, en particulier dans les hauts de Proville, là où sont les résidences GMF, mais qu’on a trouvé préférable de réaliser, toujours rue Péri, un giratoire abracadabrantesque, dont nul n’a encore compris l’intérêt sauf qu’il désarçonne nombre d’automobilistes et, comble du comble, d’installer un stop, un unique et inutile stop rue de Noyelles alors que deux autres croisements présentent les mêmes caractéristiques dans la même rue (voir n°13 du 29 septembre 2025). On a ainsi créé un véritable casse tête pour les automobilistes qui n’empruntent pas cette voie de manière régulière. A quand l’accident ?Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué et en particulier multiplier les panneaux et les marquages au sol à profusion jusqu’à déstabiliser les conducteurs…et à quel prix ?

4°) Quant à l’entretien des bâtiment communaux, il suffit de regarder l’état de la toiture de la médiathèque pour comprendre que ce n’est pas là le souci principal de Monsieur le maire. Il est bien plus amusant et plus facile de multiplier fêtes, musique flonflons et feux d’artifice urbains ( peu importe le danger pour le voisinage, pourvu que ça en mette plein les yeux ) que d’entretenir, comme il se doit, l’un des fleurons de la commune.

5°) On sait que l’on va nous vanter, à force d’arguments fallacieux, ce que l’on nous présentera comme ayant été “le chantier du mandat“, sinon le chantier du siècle (à l’instar de la pyramide du Louvre, sans doute), l’œuvre (parait-il) du maître : la réhabilitation, essentiellement thermique (c’était le seul vrai besoin aux dires des spécialistes) de notre école (voir n°3 du 4 mai 2025, n°14 du 20 octobre 2025 et n°17 du 7 décembre 2025). Pour que l’histoire repose sur des faits incontestables, il importe de rappeler que ces travaux ont été prévus dès 2014 (voir le programme joint à l’article numéro 14 de ce blog), qu’une pré étude, aux fins de définir les problèmes rencontrés dans cette école, a été réalisée en 2015puis que les études indispensables au lancement du marché de travaux ont été rendues en juin 2019 (dès qu’on a disposé d’assez d’argent pour ne pas avoir à emprunter), le chantier extérieur devant être mis en place aux vacances de Pâques 2020 ( la COVID ne l’a, évidemment, pas permis). C’est d’ailleurs à partir de cette étude, et par une procédure réglementaire de marché public, qu’a été choisi, par le conseil municipal, un architecte à l’automne 2020. Ce chantier devait être entrepris pour un montant de travaux avoisinant 1 million d’euros hors taxes. Et puis, soudainement, à la grande surprise de nombre d’élus et sans explications claires, début 2021, le maire décidait, unilatéralement (la lecture du procès-verbal de la réunion de conseil municipal montre des élus totalement déstabilisés), d’évincer l’architecte retenu, en lui versant une indemnité de plus de 19000 euros hors taxes (près de 23000 euros TTC). Un nouvel architecte le remplaçait alors(en fait celui qui avait réalisé l’étude initiale pour un montant de travaux de 1 million d’euros, et dont on n’avait pas initialement voulu, comprenne qui pourra…) et le coût réel de cette réhabilitation était, à partir de là, étonnement d’abord multiplié par 2,5 pour finir, en réalité, à une somme comprise entre 4,5 millions et 5 millions, sachant que le montant détaillé réel n’a jamais été communiqué aux élus en réunion de conseil municipal … Ainsi, ce qui pouvait être effectué sans emprunt et sans obérer les caisses de la commune a conduit à réduire, comme peau de chagrin, un “matelas“ financier de près de 2 millions d’euros, existant fin 2020, à un pauvre 287000 euros fin 2024 (largement sous les moyennes nationales) et ce malgré un emprunt de 1,4 million d’euros. Ça, c’est de la bonne gestion, vraiment! Et qui va finir par payer au bout du compte ? Quel intérêt, en particulier, d’avoir aménagé 16 classes quand seules 11 d’entre elles sont occupées et ce alors même que nous sommes en période de dénatalité et qu’aucun indicateur ne permet d’envisager un quelconque changement dans ce domaine ?

Nous sommes là dans la gabegie, une attitude symptomatique d’un état d’esprit que l’on peut définir par la formule “en mettre plein la vue quoi qu’il en coûte“, un comportement aux antipodes de ce que peut être la bonne gestion d’une commune.

6°) Au delà, ne nous laissons pas prendre par ce qui, en réalité, a été réalisé par la Communauté d’agglomération de Cambrai (CAC), sous la responsabilité de ses cadres salariés.

Ainsi la partie nord du Bois des Sources, qui était initialement destinée à être replantée avec des essences d’origine régionale (une plaque, visible dans ce même lieu, en témoigne et rappelle la lettre que m’avait, en 2019, transmise le maire de Cambrai et dont les provillois ont eu connaissance en son temps) mais qui, en définitive, a été transformée en un pseudo jardin public aux fins de “faire passer la pilule“ de l’installation sur notre territoire d’énormes cuves métalliques, destinées à remplacer le château d’eau de la rue Villars à Cambrai, cuves que l’on a tenté de masquer en réalisant une énorme butte qui défigure l’entrée de notre commune.

– Ainsi le fameux véloroute, qui va coûter bien cher à la collectivité, et dont l’avenir ne tardera pas, après l’enthousiasme classique né du chantier et de la communication à outrance, à montrer les limites de cette réalisation quand se rencontreront et devront vivre ensemble, les promeneurs tenant ou non leur chien en laisse, les cyclistes, les conducteurs de trottinettes électriques roulant jusqu’à 50 kilomètres/ heure et les pêcheurs en pleine action. Bon courage !

7°) Par contre, la réalisation de la zone d’expansion de crue (voir n°5 du 6 juin 2025) qui devait être réalisée en amont de Proville afin de protéger notre commune des inondations est restée au point où elle en était au début de l’année 2020. Pourtant, l’actuel maire de Proville n’est il pas le vice-président de la Communauté d’Agglomération de Cambrai en charge de ce dossier ? Quelle efficacité !

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LE CACHE SEXE

Sous l’Empire romain, il était d’usage de dire que pour gouverner il suffisait de donner au Peupledu pain et des jeux du cirque“ ( panem et circenses). Depuis 2021, les jeux (du cirque) mâtinés de flonflons, de lumières psychédéliques et de feux d’artifice dignes de ceux du Touquet (la résidence secondaire du bon maître) réalisés en pleine urbanisation, sans souci du danger imposé aux maisons voisines, sont bien là, plus nombreux et plus onéreux chaque année. Il faut éblouir le Peuple au point de lui faire perdre conscience des réalités et ça l’illusionniste de la mairie sait faire (à chacun ses compétences), mais, en parallèle, la commune s’appauvrit d’année en année et le pain du Peuple, tant mon expérience que mes propres compétences me permettent de l’affirmerfinira inexorablement par se transformer en impôts locaux supplémentaires.

ALORS, C’EST POUR QUAND LE GRAND DÉBAT ?

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