N°14
EN BREF : Comment, après n’avoir pas fait pas grand-chose, l’occupant actuel du bureau du maire vous promettra de faire beaucoup demain, alors qu’on ne sait toujours rien, à ce jour, de ce qu’il aurait fait de vraiment utile ces 6 dernières années.
L’ÉTONNANT SILENCE
Traditionnellement, et tout à fait légitimement, à chaque fin de mandat, le maire, au nom du conseil municipal sortant, présente son bilan d’activité pour la période écoulée, ce dont il est redevable, pour le moins, vis à vis de la population qui l’a, indirectement, élu.
Cela a ainsi été le cas en 2001, 2008, 2014 et 2020. Ce dernier bilan est d’ailleurs ici reproduit. Sa relecture pourra, de cette façon, éclairer tous ceux qui le souhaiteraient et permettre des comparaisons édifiantes.
LE DROIT
Un tel document, qui demande, il est vrai, du travail, de la volonté et de la compétence, peut être légalement porté par la municipalité sortante à la connaissance de la population jusqu’au plus tard le 31 août de l’année qui précède le renouvellement des conseils municipaux.
PÉRIODE 2020/2025
S’agissant du mandat qui s’achève, le constat est patent : telle sœur Anne “nous n’avons rien vu venir“…
Sans doute que nul, parmi nos “grands“ élus, n’a souhaité s’investir pour ce travail en un moment où il faut faire le choix entre prendre de longues vacances (Le Touquet, la côte d’Azur ou l’ile Maurice…) ou s’atteler à la tâche.
Étonnant quand on sait que l’actuel occupant du bureau du maire est un “maître“ en matière de communication, voire de propagande (c’est même là sa force principale, sinon unique), sauf que cette inactivité prouve que, déjà en tant qu’adjoint, il n’a jamais été en rien la cheville ouvrière dans le domaine des publications municipales informant, comme il est légitime, les Provilloises et les Provillois.
C’est vrai que ce n’est pas si facile d’être un bon maire, c’est à dire un maire travailleur, soucieux de ne dépenser l’argent public que pour l’intérêt de tous, pour l’intérêt général seulement. En fait, ça ne s’invente pas, on en a les capacités ou pas.
Les fêtes à répétition, les flonflons bruyants et les paillettes à gogo, pas plus les articles, systématiquement bienveillants d’une certaine presse qui privilégie la connivence à l’information, ne suffisent pas toujours à masquer les insuffisances.
ET APRÈS ?
Bien sûr, dans quelques semaines, au plus tard dans quelques mois, dans un souci purement électoraliste, on nous “vantera la marchandise“.
On nous parlera de cette merveilleuse rénovation thermique de l’école, qui aura coûté 4 à 5 fois plus cher que ce qui a été initialement prévu et décidé à l’été 2019, décision de surcroit d’ailleurs confirmée par les actuels “chefs“ de la mairie qui avaient pris une délibération en ce sens à l’automne 2020 avant de, mystérieusement, être atteint du syndrome de la dépense à tous crins, sauf qu’il s’agit de l’argent de la commune, de votre argent. Alors pourquoi cette augmentation insensée sans amélioration indéniable? Pour tenter d’en “mettre plein les yeux“ à nos concitoyens ( mais qui finira par payer?) ? Serait-ce là l’œuvre ultime, la “pyramide du Louvre“ de Monsieur l’actuel locataire de la mairie qui le ferait, le croit-il, passer pour toujours à la postérité ?
N’oublions jamais que l’idée, le projet, les études préalables ont fait l’objet d’un travail sérieux entre 2015 et 2019 et que l’argent avait été, alors, économisé dans ce but, la concrétisation (les travaux) n’étant que la partie la plus facile à réaliser alors même qu’elle est, aussi, la plus valorisante aux yeux du public. C’est si facile de s’approprier des mérites qui ne sont pas les siens !
On nous parlera environnement, mais d’un environnement pour les bobos des grandes villes, alors que le bois Chenu, le bien commun de tous les Provillois, est si mal traité, alors que le dossier de la zone d’expansion de crues (la ZEC) qui enlèverait tout risque d’inondation à Proville si elle était réalisée, n’a pas avancé d’un pouce depuis le début de l’année 2020, alors que le vice-président de la CAC en charge de ce dossier se trouve justement être l’actuel maire de Proville (mais que fait il donc?).
On nous parlera de travaux exécutés par d’autres entités que l’on tentera de récupérer bien sûr. Ainsi, par exemple, le fameux bois des Sources, certes situé sur notre commune mais appartenant de très longue date à la ville de Cambrai, que le maire de cette ville s’était, par écrit, engagé à replanter (lettre, en son temps, communiquée à la population Provilloise) qui s’est transformé, sous l’égide de la CAC, en une sorte de jardin public en contrepartie de l’installation de réserves d’eau cylindriques inesthétiques, plus ou moins cachées par une butte visible de la rue de Noyelles. A part avoir laisser faire sans la moindre discussion, sans la moindre amélioration, l’actuel maire de Proville n’y est pour pas grand chose, sinon pour rien, dans cette réalisation.
On nous parlera de l’installation, à profusion, de leds sachant que cette forme de remplacement des lampes traditionnelles avait commencé en 2019. Rien de nouveau donc, la différence étant néanmoins dans les importantes subventions que nous avions obtenues à l’époque, subventions dont les montants ont bien diminué depuis, ce qui aurait dû amener nos élus à agir avec plus de prudence et surtout moins de précipitation. Il n’y avait pas d’urgence, toutes les rues étaient éclairées.
On nous parlera encore de bien de choses d’une importance toute relative mais que l’on mettra en exergue pour….la com, toujours la com, encore la com, la com à outrance ! C’est toujours facile de vanter les produits, même ceux de mauvaise qualité. Il appartient donc au consommateur (ici, en l’occurrence, le citoyen provillois) de s’interroger et de juger, chacun ayant son libre arbitre.
“ON vous explique tout“ (ah, ce ON, pronom indéfini… définissant si bien la personnalité de l’actuel maire), telle est la merveilleuse formule, objet de diverses pancartes trônant ici et là et n’intéressant pas grand monde, inventée (même pas) par le communicant en chef de la mairie pour tenter de “faire passer la pilule“ de certaines dépenses parfois extravagantes et souvent onéreuses, alors même qu’il avait toute latitude d’informer l’ensemble de la population de la nature des travaux réalisés, et de leur intérêt éventuel, à travers la parution régulière d’un journal municipal. Mais, là aussi, ça demandait de la volonté, du temps à consacrer et du travail, ce qui, semble- t-il, n’est vraiment pas permis à tout le monde.
EN CONCLUSION
La formule employée par le maire actuel qui, en 2020, a littéralement reçu la mairie en cadeau sans avoir eu à faire le moindre effort pour la gagner, le boulot ayant été fait en amont par un autre, était: “le renouvellement dans la continuité“.
Le renouvellement des femmes et des hommes (les candidats) est une promesse qu’il a, réellement, tenue et ce d’autant plus facilement que nombreux sont ceux qui l’ont rapidement quitté avec, sans le moindre doute, des raisons très sérieuses.
S’agissant de la continuité, là, c’est une autre affaire.
On est ainsi passé d’une ère d’investissements importants (restaurant scolaire, salle des fêtes, médiathèque, nouvelle mairie, bâtiment des services techniques, réfection, par dizaines, de rues, etc, etc, etc), tout en améliorant considérablement la trésorerie de la commune (plus de 1,9 million d’euros fin 2020), à la simple reprise de réalisation de projets (rénovation thermique de l’école par exemple) élaborés et préfinancés ou d’actions déjà en cours (installation de leds, Proville les bains, entre autres) tout en dépensant l’argent commun sans compter, au point que le résultat financier de l’exercice 2024 ne s’établissait plus qu’à environ 290000 euros, bien loin, très loin de ce qui avait été laissé par la municipalité précédente.
Ainsi, à défaut d’avoir su inventer quelque chose de nouveau pour la commune ( mais là, rien n’a changé), l’actuel occupant du bureau du maire a réussi l’exploit de vider les caisses sans rien amener d’autre pour nos concitoyens que des fêtes à gogo (sauf qu’être maire et être organisateur de spectacles ce sont deux métiers fondamentalement différents) et de la com, de la pub, de la réclame à profusion, ce que toute personne sensée traduit par la formule “du vent“.
Et le sérieux, la base essentielle de la gestion d’une commune, dans tout cela ?
Où va notre belle commune, où va PROVILLE ?
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